Lignée Maternelle 30

Paru le 15/12/2002
Rédigé par Robert ADAM

Stam 30

Par D.G. Wiersma (1997) - Traduction de Robert ADAM– Phryso N°49.décembre 2002

BRECHT 2302 Preferent
Brecht, la mère de Ritske 202 apparaît souvent plus d’une fois dans le papier généalogique de beaucoup de chevaux. Elle n’était pas seulement exceptionnelle pour ses qualités sportives , mais également pour ses grandes qualités génétiques, qui , au travers de ses fils Noldus 198 et surtout Ritske 202, se sont transmises très largement dans l’élevage. Brecht était également la mère de trois juments Ster et une Stamboek. Dans la généalogie de Brecht, on trouve beaucoup d’étalons dont Eelke, Tiemen, et Ynte.
Eelke 183 fut en 1955, 1956, 1957 et 1958 champion des étalons à la chaise. Eelke n’est pas seulement le père de Ritske 202, mais également de Ulco, le célèbre cheval de show, fils de Aef, la grand-mère de Reitse et de Tiny qui gagnèrent le trophée Jan Timmer. Brecht était une fille de Tiemen 159. Il était réputé pour la transmission des allures , mais également du type.
La grand-mère de Eelke, Eppi, était de Ynte, de même que la grand-mère de Ritske. De ce fait, Ritske a un taux de consanguinité assez élevé, trois sur quatre. L’arrière grand-mère de Eelke, Koosje (de la lignée 25) avait la réputation d’être folle. Elle avait énormément de tempérament . Ce tempérament , on le retrouvait également sur Brecht, ainsi que sur sa mère Vespasiana 178 Ster. Vespasiana était souvent décrite comme un cheval d’enfer. C’était une grande jument de 1.62 m au garrot, un vrai cheval de show avec des membres durs comme de la pierre et un port de tête magnifique.
Cees Van AKKER de Workum acheta en 1948 Brecht et son poulain à l’âge de trois ans pour la somme de 1500 Florins. Brecht travailla toute sa vie sur la ferme, mais comme il avait beaucoup de terres, un peu dispersées dans d’autres localités, elle devait beaucoup marcher sur les routes. Cees Van AKKER disait de Brecht : « Quand on prenait les guides en main, on avait intérêt à être bien assis ». Elle avait une très grande force dans l’arrière-main et elle était toujours gaie au travail. Un jour, on lui demanda pourquoi Brecht n’était jamais passée Ster. Il nous répondit : « A la naissance, Brecht perdit sa mère, de ce fait elle avait un peu de retard de croissance et à deux ans elle fut tout de suite mise au travail ». Plus tard, Brecht n’a jamais été présentée du fait que Cees Van AKKER avait toujours beaucoup de travail au moment des journées d’élevage, auxquelles il participait comme organisateur.
Piter HAYTEMA, le réputé meneur, a grandi aux côtés de Brecht. Il décrivait la jument comme telle : « Elle était toujours naturellement placée, avec un extérieur magnifique, un port de tête remarquable, des membres secs et une présence du début à la fin de ses jours, avec un caractère en or. D’après Cees Van AKKER, Ritske 202 a transmis toutes ses qualités à ses descendants.
Les trois filles de Brecht ont bien, transmis à leur tour. De la descendance de la jument Leentje, vint Kathinka (Jellesma), puis en, 1997 Folkert 353. De la lignée de la jument Maetsje, vint Tetje (De Jong) qui donna Frâns 289. C’est surtout au travers des quatre filles de Ofkje, que la lignée s’est agrandie. Il reste toujours l’espoir qu’un jour un nouveau Ritske 202 revoit le jour. Si vous avez un jour l’occasion de discuter avec Van AKKER , vous verrez ses yeux s’illuminer quand il vous parlera de Brecht et de Ritske, tant son émotion est grande. Quant à Noldus, le frère de Ritske, il a sailli en Hollande de 1956 à 1960, et ensuite, il fut vendu en Afrique du Sud. De lui, on connaît bien Djowke (Peenstra) et Ankje (Wijbenga), la grand-mère de Feitse qui formèrent toujours un bon tandem.
A vrai dire, Brecht est la mère de l’étalon le plus influant en terme de qualité et de quantité. En 1958, à 3 ans, il reçut une première prime A et fut déclaré Champion de réserve dans la foulée. En 1959, il fut Champion tandis que son vrai frère Noldus fut Champion de réserve. En 1960, il reçut une première prime B, en 1962 fut Champion, en 1963 Réserve Champion et en 1964 et 1965 de nouveau Champion. En 1960, il fut également Champion d’attelage à la Chaise. Beaucoup de photos montrent avec quelle facilité il tirait les chariots. Entre 1958 et 1964, il fit chaque année plus de 100 saillies; de 1964 à 1976 plus de 50 saillies par an. Plus de 729 chevaux furent inscrits en pure race et 41 dans le livre annexe. En tout, 242 juments furent enregistrées, dont 152 Ster. De ces 152 Ster, 45 furent désignées Model, dont beaucoup sont passées Preferent par la suite. De ses fils, dix étalons furent reconnus Stamboek. Ritske a indiscutablement marqué sa descendance. Il suffit de nommer quelques attelages en paire comme Gee et Elza (Hofstee), Everlien et Fronieca (Watzema), Jelkje et Metsje (Schuurmans), Odillia et Duree (Grimbergen), mais également quelques chevaux prestigieux en attelage à un, comme l’étalon Wybren , Freark, les juments Prestatie Aukje D, Janna, Mozaa II, Mintsje, Matsje, Gaatske, Klavervjouwer, Kaarolien, Jits, Jeanette, Frieda et les merveilleux chevaux de dressage Feycko et Drys.
Des fils de Ritske, c’est Fokke 217, Freark 218 et Hotse 223 qui ont marqué le plus leurs empreintes. Un peu moindre furent les étalons Durk 215, Jetse 225, Klaes 228 et Romke 234. Sans descendance furent Douwe 214, Maurits Abe 231 et Wybren 236.
L’influence à travers les étalons Mark , Wessel, Ferdinand et Bjinse tous issus de filles de Ritske fut le début de grandes lignées d’étalons.